La foudre
La foudre et les orages
sont les phénomènes les plus étonnants et les moins
compris de toutes
les catastrophes météorologiques
et climatiques. Même si les recherches inabouties mais
arrêtées
il y a une vingtaine d’année ont repris très récemment
pour le compte de
l'aéronautique,
les scientifiques ont du mal à comprendre comment de telles forces
puissent
rentrer en jeux. Pour
qu’un orage puisse éclater, il faut tout d’abord une atmosphère
instable.
Cette instabilité
est provoquée par la rencontre de masses d’air aux températures
radicalement
différentes.
Plus ces écarts sont importants, plus fort sera l’orage. Des cumulonimbus
se
forment alors. Il s’agit
de véritables pompes: l’air chaud et humide en est la matière
première.
Pour se développer
le nuage aspire de l’air chaud et humide en dessous de lui. Quand on sait
que ce type de nuage
atteignent fréquemment les 16 000 m, on envisage facilement la quantité
d’air qu’ils inspirent.
Les nuages orageux, assèchent l’air ambiant, c’est pourquoi l’air
est
toujours très
sec avant un orage. Mais les cumulonimbus sont des nuages très dangereux;
les
pilotes d’avions ont
une interdiction formelle de les traverser et savent bien qu’il serait
suicidaire de le faire.
D’après Météo France, un orage qui donne un éclair
toutes les 20
secondes, a une puissance
1 million de kW. Chaque seconde un gros cumulus inspire 700 000
tonnes d’air. Un petit
orage de seulement 1 km de rayon développe une énergie semblable
à
dix bombes comme Hiroshima.
La puissance d’aspiration d’un cumulus est telle qu’il y a eu
une pluie de grenouilles
qui s’est abattue sur la ville de Teil en Ardèche, il y a une soixantaine
d’année. En effet
les grenouilles avaient dues être aspirées par le cumulus
et étaient retombées
sous forme de pluie!
Personne n’est sans savoir qu’un éclair est une décharge
électrique. On
trouve tout de même
deux grands types d’éclairs: Les éclairs entre les nuages
et les éclairs
touchant le sol. On
note toutefois l’existence d’un autre type de foudre très mystérieuse
présente sous
forme de boule de feu. On ne connaît ni leur composition, ni leur
cause
d’apparition.
Eclairs et tonnerre
Les éclairs sont des
violentes étincelles qui jaillissent entre les zones de charges
opposées, soit à l'intérieur du
nuage, soit entre celui-ci
et le sol. Le mécanisme d'amorçage est complexe et revêt
différentes formes suivant que les
charges qui s'écoulent
sont positives ou négatives. Dans le cas le plus fréquent,
pour les éclairs atteignant le sol, un
traceur formé de charges
négatives progresse par bonds du nuage vers le sol selon un trajet
irrégulier. Au voisinage du
sol, une étincelle
s'amorce entre la pointe du traceur et l'aspérité la plus
proche. Un canal conducteur est ainsi créé,
par lequel les charges positives
du sol peuvent aller neutraliser les charges négatives du nuage.
L'éclair, proprement
dit, est dû au passage par ce canal de courants atteignant des dizaines
de milliers d'ampères
pendant des temps très
brefs, qui peuvent se répéter pendant près d'une seconde
suivant le même chemin. La
constriction électromagnétique
du canal et l'échauffement intense du plasma qu'il contient pendant
l'éclair engendrent
une onde de choc qui produit
le tonnerre, dont la perception sonore est très différente
selon qu'on est proche
(claquement sec plutôt
aigu) ou éloigné (roulement prolongé et grave) de
l'éclair.