VOYAGE A PARIS POUR LES PREMIERES ES

On peut dire que cette journée avait bien mal débuté. Jugez plutôt : Paris martyrisé par la neige, des cheminots en grève, un métro incertain…

7h30 gare de Rouen, nos choupinets sont tous là, le museau un peu chiffonné de sommeil mais jeune et frais. Les pic nic s’échangent. Premiers selfies. Baby foot pris d’assaut pendant que la chef d’escale nous informe mollement des horaires. Le train de 8h12 s’affiche, 10 minutes de retard, puis 20, 30, 40, 50…. Après distribution générale de chouquettes nous montons dans le 8h59, tout le monde s’assoit. C’est chauffé . Nous partons ! Oissel, Vernon, brioche, Gaillon, brioche, Mantes, brioche, St Lazare !!

Départ d’un bon pas vers la Madeleine sur des trottoirs verglacés où les socquettes/Adidas maintiennent un équilibre précaire. Montée des marches sous un soleil éclatant, on se prend pour Georges Duroy, le héros de Bel-Ami et l’on admire la sublime perspective haussmannienne qui s’envole au delà de l’Obélisque de la Concorde vers le Palais-Bourbon.

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Arrivée au Musée de l’Orangerie. Equipés de matériel audio, nous contemplons les sereines salles conçues par Monet et Clémenceau dans un bel élan pacifiste…Nymphéas sous le signe de l’infini, magie et douceur des bleus qui ondulent sous une lumière zénithale. On s’immerge dans les impressions sans oublier de sourire narquoisement des japonaises préoccupées de poses plus ou moins réussies.

Pas de traversée des Tuileries, immaculées ; la neige et la glace nous en interdisent l’accès. C’est donc d’un pas alerte que nous arpentons les arcades de la Rue de Rivoli pour rejoindre la chaleur du Caroussel du Louvre pour une pause prandiale bien méritée. Le prix des toilettes (1,50 euros) fut modérément apprécié ainsi que les exploits masticatoires d’un Gargantua chinois.

A nouveau sur une neige qui jette tous ses feux, nous partons vers le Bon Marché. Un coup d’oeil à gauche la Pyramide que Julia veut saisir d’un doigt délicat. Un coup d’oeil à droite, de jeunes femmes voilées façonnent un bonhomme de neige. Traversée de la Seine. Rue du Bac.

Le monument commercial conçu par Aristide Boucicaut en 1878 nous invite en son accueil feutré. On y glisse, on y chuchote, ici on n’est pas un client, on est un invité, voire un initié. La splendide architecture de verre et d’acier se contemple bouche bée.

Sévres-Babylone, quelques stations de métro et « Aux grands hommes la patrie reconnaissante » !!

Le lieu impressionne. On essaie de comprendre le mécanisme du pendule de Foucault, qui hypnotise Jordy et Camille.

Et l’on descend dans la crypte. Voltaire, Rousseau, Jean Jaurès, les Justes, Victor Schoelcher, Germaine Tilion, Pierre Brossolette, Emile Zola, Victor Hugo, Jean Moulin…c’est l’Histoire de France qui nous saute aux yeux. C’est notre belle France, notre démocratie, qui nous rappelle que nous sommes partie prenante d’un long cortège de citoyens auquel nous appartenons.

Et c’est le retour vers la gare…où nous attend, mais oui, un train à l’heure ! Quelques dernières photos, un petit dodo, un paquet de curly et Rouen.

Merci à cette formidable classe de 1ere C !

David Desvérité et Bénédicte Poutrain